Clin d'oeil

Quelques regards par ci, par là ; entre montagne et mer ; entre ma famille, mes amis, mon amour...

07 juillet 2009

Rêveuse...

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J'ai toute une liste de rêve, certains tellement plus précieux que d'autres.   Certains me paraissent tellement plus vitaux aujourd'hui, tellement plus importants. Je ne sais pas pourquoi ceux ci seront les plus durs à prendre, ils demandent un sacrifice d'une quelconque manière. Mais je rêve et pour certains rêves je souhaite du fond du coeur qu'ils soit réels le plus rapidement possible!

Je rêve de rejoindre ces montagnes, d'y vivre enfin, de m'y installer définitivement, d'être proche de ma famille.
Je rêve d'avoir un chez moi ailleurs qu'au milieu d'une ville où il fait une chaleur infernale, plus au calme, plus serein.
Je rêve de trouver ce boulot qui me correspondra et m'apportera tellement plus de sérénité et de temps pour moi que l'actuel.
Je rêve d'avoir cette famille que tant ont et qui sera le point final de toute une galère.
Je rêve de pouvoir mettre un pied dehors sans être sur un balcon, juste dehors, des fleurs et un jardin sous les yeux, des montagnes en fond.
Je rêve de pouvoir partir me balader dès le passage de ma porte d'entrée.
Je rêve d'être heureuse de la vie que j'ai, de ne pas seulement la rêver, d'accomplir ces rêves.
Je rêve d'être sereine, au calme, en famille, avec le sourire.

                           


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28 mai 2009

Perles, on continue!

Régulièrement arrive dans le service toute une nuée d'externes, tous neufs, tous beaux mais parfois un peu... "gigolos". Dans le dernier arrivage un se démarque particulièrement.

La première semaine, trottinant bien sagement derrière les médecins le voilà qui soudain cherche qui a pu piquer le monsieur de la 16, mais qui donc a bien pu faire ça??? Le qui en question est enfin trouvé (moi, suffisait de demander qui gérait le secteur en question, en général je fais rarement faire des prises de sang au ménager... quoi que...). Le voilà donc courir vers moi, complètement effrayé par ce que je venais de faire. Je me suis dit que si une prise de sang le mettait dans cet état qu'est-ce qu'il deviendrait devant la prochaine biopsir qui se présenterait (et dont je ne serais sûrement pas l'auteur cette fois!). Il m'a alors demandé rapidement de repiquer ce bilan parce qu'il ne savait pas ce que j'avais fait (on recrute n'importe qui de nos jours, y'a qu'à voir), en piquant j'avais faussé les données et mon patient se retrouvait en aplasie. J'ai eu beau regarder autour de moi pas de caméra et pas de collègue prête à se fendre la poire! Non la seule collègue dans les parages en est restée tout autant muette que moi.

J'ai quand même réussi à lui demander comment j'aurais réussi à fausser les résultats et le voilà qui me répond sûr de lui

"ben en remplissant les tubes!"

Pour ceux qui ne seraient pas de la partie il est impossible d'induire un résultat sanguin amenant à classer un patient "d'aplasique", c'est comme si je piquais un patient et qu'on venait me dire qu'en lui faisant cette prise de sang, par je ne sais quel miracle, j'avais faussé le résultat qui dit qu'il y a du cholestérol alors que le patient n'en aurait pas en réalité!

Après avoir gardé mon calme quelques minutes en lui expliquant combien, malgrè mes pouvoirs supers magiques je n'avais pas cette force de modifier des résultats il me répond du haute de son mètre quatre vingt (ben oui, tout me parait grand à moi!) que ce résultat était impossible parce que le patient venait du domicile...

Euh... on a des dizaines de patient qui font leur aplasie à domicile, ils ne sont hospitalisés qu'en cas de soucis..... j'abandonne! Comme quoi si tu es à domicile tu ne seras jamais en aplasie selon lui.... J'en connais qui vont être soulagés!

Le même, un peu plus tard... Il est de "corvée" samedi dernier pour effectuer la visite avec un des chefs. Les externes se relaient, un chaque samedi pour effectuer la garde du samedi (jamais les dimanches, quels veinards!). A peine arrivé il nous demande déjà à quel heure "chef" finit sa visite... Chef n'est pas encore arrivé, si tu pars comme ça mon vieux tu vas lui plaire!
Lors de la visite je vous avoue que je l'ai évité, pas envie ni l'énergie de l'écouter.
La visite finie, alors que je cherche le dossier médical d'un patient je le croise qui ramène le chariot. Je le laisse installer son bazar et alors que nous étions en train de finir de préparer nos soins il rentre dans la salle de soin pour nous demander si on éteignait les ordinateurs quand même (!), mi affolé. Nous tout bêtement lui répondons que non, le fixe servant pour regarder les résultats si besoin et nous dépannant en cas de panne d'un des notres et le portable servant aux internes de garde lorsqu'on les appèle à la rescousse pour un pépin le week end... Nous avons donc appris qu'il était inadmissible de laisser les ordinateurs allumés, la dépense d'énergie est impensable, la batterie des portables sera foutue en moins de 3 mois (rendez-vous compte), que ça va coûter un fric fou à l'hôpital...

Les patients??? Ah parce que derrière la file de nom joliment affichée sur l'écran il y a des patients???? Ben euh, ils doivent aller bien, eux ils rapportent à l'hosto contrairement aux ordinateurs (et à nous accessoirement)

(Et désolée de vous l'apprendre effectivement le prix que ça coûte à l'hôpital on s'en fout, et si vous saviez toutvous auriez peur, enfin surtout lui.....)

22 mai 2009

Perles côté soignant...

Nous sommes d'après midi, en salle de soins pour préparer notre tour. Toutes les trois nous discutons de tout et de rien. Le mari d'une patiente arrive et ralenti à la hauteur de la salle de soin. Ma collègue le voyant s'arrêter va le voir et gentiment lui demande si il veut voir l'infirmière qui s'occupe d'elle (moi). Il lui répond tout aussi spontanément (et tellement vrai) "mais non, c'est ma femme que je viens voir!"

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Le même jour, dans la soirée, en fin de garde, la même collègue. Nous rangeons tous nos plateaux, préparons le terrain pour la fille de nuit. En passant dans le couloir nous croisons un patient (parce que dans un hôpital, un homme accroché à une potence est un patient!) dont la tête ne nous dit rien. Ma collègue lui demande si il cherche quelque chose. Le patient lui répond qu'il cherche sa chambre. Elle lui demande quel est son numéro. Il la regarde et répond du tac au tac "Si je le savais je ne la chercherais pas!"...

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Et je suis sûre qu'il y en a plein d'autres, sauf qu'on est pas toujours en mesure de vraiment écouter...

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19 mai 2009

A vot' bon coeur messieurs dames!

Hier nous avons eu la visite de la diététicienne comme d’habitude, qui fait son tour des lits.

On l’observe avec une réglette qui lui permet de savoir l’IMC des patients et donc si ils sont en dénutrition ou pas (le surpoids n’étant pas principalement notre problème, d’autant plus qu’avec les chimios ils maigrissent tous). Comme je suis assez curieuse elle fait son manège avec mon poids et ma « petite » taille. Pendant ce temps, comme d’habitude dès qu’il y en a, je pique gaillardement les caramels longs des quality street, trop bon !!!!

(les familles c’est trop bien, ça nous amène plein de bonbons, et y’a des familles encore plus bien qui nous amènent des quality street ! Et pour ne pas leur faire de peine et ben les infirmières sont obligées de les manger tous !!!!)

Bon bref, je reviens à ma diet, la voilà qui me plante sa réglette (en rond) en m’annonçant que je fais partie des « dénutris ». La bouche pleine de caramel au chocolat je manque d’en recracher la moitié sur nos classeurs pendant que mes collègues s’étouffent de rire ! Bon ok j’ai pas un appétit d’ogre mais avec ma bouche pleine de caramel c’était comique !

N’empêche que j’en appelle à vos bons cœurs, vu que je suis dénutrie il faut absolument me renutrir avec plein de caramel des grosses boites de quality streey !!! Mais j’accepte toutes les tailles, c’est urgent je dois vite vite faire bouger la réglette !!!!! Et je vous prie de croire à ma pleine bonne foi (et ne croyez nullement la diététicienne qui a tout simplement conclu que c’était mon poids de forme….) !

J’accepte tous dons !

Quelques nouvelles du boulot...

Voilà quelques temps que je n’ai point laissé de traces écrites. C’est pas faute d’avoir des choses à dire mais je ne sais pas, pas envie, pas le temps, …

Mais bon je rumine ça dans ma tête depuis quelques jours donc on va tenter d’en faire quelque chose !

Tout d’abord au boulot : je deviens un serial-killer en puissance. Un vrai chat noir, même pas comme Nouchka avec une tâche blanche, non le vrai chat noir, sans aucun poil blanc, le chat noir qui passe sous les échelles et brise 4 miroirs par jour!

Non mais sans blague ça fait peur ! 9 décès en 5 mois, ma signature trônant en bas des constats infirmiers. S’ils n’entament pas une enquête j’ai de la chance ! Mes collègues, avec leur gentillesse toute née, se cotisent pour me payer une séance d’exorcisme. On me conseille en attendant de me promener autour de mon immeuble (qui je le rappelle est en plein centre ville) en jetant du sel derrière mon dos (reste à trouver où acheter 20kg de sel…). Je rassure tout le monde, je n’ai pas achevé tous mes patients ! Certains patients iraient même mieux ! Sans blague !

Quelques perles de ces derniers jours, j’ai du en zapper pas mal !

Une patiente qui tente d’éteindre la télé pour dormir. Elle finit par nous appeler parce que la télé ne veut pas s’éteindre, ni même le son se baisser. Elle nous en fait la démonstration… Effectivement la télé ne bronche pas. Par contre la tête du lit se lève et se baisse vraiment bien. Tout est rentré dans l’ordre une fois changée la télécommande qu’elle avait dans ses mains avec la bonne !

Un patient me voyant entrer dans sa chambre avec tensiomètre et plateau de soin le fait signe d’approcher. Je m’approche tout en lui prenant sa tension et je l’entends me murmurer « Chutttt je suis à la montagne mais ne dîtes riens aux autres ! » Et moi, un peu fatiguée, qui lui réponds « Chuttt je suis médecin mais ne dîtes rien ! ». Qui a cru l’autre, mystère !

J’effectue une entrée à 6h du matin, mutée des urgences. Alors que je reviens avec tous mes tubes pour lui faire un bilan sang, je lui demande si il a déjà été transfusé de manière à savoir si il est déjà groupé. Lui qui me répond « oh sûrement comme tout le monde à l’école primaire »… Gloups, dans quelle école a-t-il mis les pieds que je n’y envoie jamais mes enfants !

Un patient qui hurle dans son lit « SIMONE !!!! », au bout d’une demie heure je réponds d’un oui sans conviction… (je mentionne à ceux qui ne me connaitraient pas super bien, je ne m’appelle pas Simone !) Et je m’entends répondre « mais c’est pas toi que j’appèle, maman, c’est Simone ! », encore pire que ce que je pensais quand on sait que ce patient a autour de 75ans…

Les autres j'ai zappé pour le moment!

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16 mars 2009

Des changements, boulot, boulot, des surprises... ma "routine" à moi

Et voilà le mois de Mars déjà à moitié plié... Les jours passent étonnemment vite, j'ai du mal à savoir la date exacte du jour où je suis (et oui comme ça change tous les jours, dur de suivre!)

Niveau fatigue, rien de changé si ce n'est que ça s'accentue, que ça se voit maintenant et qu'on m'ordonne conseille de croiser rapidement la route d'un médecin (hors boulot bien sûr!) (non mon chéri, c'est juste pour une consultation, si tu savais ce qui se passe au boulot....)

Niveau locomotion c'est...... incomparable!!! Titine n°1 a rejoint la douloureuse série des pièces détachées (ou écrabouillées), non sans un pincement au coeur de mon côté...
Je me retrouve donc au volant d'une beeeeelllllleeeee (j'insiste !!!) voiture (titine n°2), qui a un peu d'vaance sur la précédente. Un peu plus grande que titine n°1, plus large mais aussi plus agréable à conduire. Imaginez, la direction assistée!!! Mais c'est une invention formidable!!! Plus besoin de tourner une quinzaine de fois le volant dans un sens puis 16 fois dans l'autre puis de nouveau dans le sens des aiguilles d'une montre puis...... Tout ça pour faire un malheureux créneau et enclancher la fureur des automobilistes vous suivant alors, pris dans une file d'attente longue de 53 véhicules (oui la route est grande dans le sud! Et marseille pas loin!). Là rien de tout ça, un quart de tour de volant et j'ai manqué le trottoir de peu! Un quart de tour dans l'autre sens et je suis resortie de ma place avant d'avoir même fini de me garer! Oui il faut s'habituer à la facilité quand même! Point négatif, fini la musculation en conduisant! (quoiqu'en laissant le frein à main....).
Titine n°2 me dévoile également son kilométrage, sa consommation, la radio écoutée, la température extérieure (24 cet après midi... Je me tais!), tout ça grâce à un tout petit bouton, sauf qu'en faisant mumuse avec j'ai tout le long de la route fait des appels de phare au gentil monsieur de devant qui ne m'en a tenu aucune rancune et a juste du penser "encore une femme au volant!
Autre découverte qui m' a émerveillée (et le mot est faible) les feux s'allument seuls, grâce à un méga super fabuleux détecteur planqué je ne sais où (peut-être que si un oiseau me chie dessus les feux seront bloqués en position allumé....). Du coup, suite à cette fabuleuse découverte en entrant dans notre garage j'ai fait quelques marches arrières et avant pour voir quand ça se déclenchait... J'en connais qui, acoudés à leurs fenêtres, ont bien du rire! J'ai pu constater que le mécanisme des essuie glaces était le même, alors qu'en partant du travail il y a deux jours ils se sont mis en route spontanément... Ce qui m'a quelque peu surpris vu le soleil qu'il y avait quand j'étais arrivée!
Le siège se règle en hauteur, adieu coussin camouflé sous les housses, la radin se règle au volant (enfin quand on est plus fûté que moi et qu'on ne déclenche pas le clignotant à chaque fois qu'on veut "essayer" de baisser le son.), l'ouverture automatisée marche sans obligation d'insérer la clé dans la portière (ben quoi, c'est pas ce qu'il fallait faire?), les rétroviseurs se rabattent seuls, la voiture se lance d'un coup et le starter a disparu!!!
Dernier constat qui fait un bien fou au porte monnaie, la consommation est en nette baisse, non seulement c'est un diésel et la facture à la base est moins chère mais la consommation me change pas mal, et encore pour le moment elle n'a fait que de la ville! Premier essais longue distance dans 10jours.
Bref, pas de regret! Sauf les mensualités à payer (et une erreur de la banque....)...
Dernière mise au point, carte grise à récupérer à mon nom demain!

Sinon un peu de répis dans 10jours, 5 jours dans mes montagnes, ma famille... Du pur bonheur!

Voilou pour les news! Sinon rien de neuf à l'horizon!

Ah si, j'allais oublier, il faisait 24° cet après midi! Rien que ça ;)

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02 mars 2009

Je vous ai dit qu'il faisait beau

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                      L'after piscine pris en flagrant délit _  2/03/2009   

                                                 Des nouvelles,  je suis en congé, j'en profite.
Retour dans l'eau aujourd'hui, moment de détente, moment où la tête se vide complètement. Ca faisait tellement  longtemps que je n'avais pas enfilé de maillot de bain, enchainé les longueurs. J'en avais oublié cette sensation de vide total, d'être épuisé à la sortie de l'eau mais un épuisement apaisant. J'ai enchainé comme la semaine passé les longueurs, seule dans ma bulle au milieu de dizaines d'autres nageurs. Comme la semaine passée il a fallu que je me force à m'y rendre mais ensuite les mouvements s'enchainent automatiquement. Ne pas penser, juste se laisser avancer. Je crois que c'est le point final à toute une sale histoire qui a duré bien des années. Je suis revenue à mon premier amour, ça me manquait sans que je ne le sache.

Il fait "beau", enfin comparé à la pluie anoncée il fait beau. Le soleil sort par moment. Ces derniers jours nous avons eu de superbes journées, dommage je travaillais. Mais ça reste agréable. J'avais oublié comme cette saison est appréciable ici, il fait plus de 10° en février!!!! Les terrasses sont ressorties, les gens mangent dehors, quittent leurs pulls. Nous sommes allés faire un tour hier après midi à pied, le manteau était presque en trop. VEntre chocolat chaud et cocktail froid nous avons eu un moment d'hésitation. Et puis au fond, c'est encore l'hiver, je sortais du travail et un chocolat c'est toujours plus réconfortant!

Je devrais changer de voiture vendredi, enfin si la banque se réveille et je commence à douter. J'espère que si ce n'est pas possible cela ne va pas entraver la vente. On avait enfin trouvé ce que l'on voulait, une petite fiesta noire, 5 portes, diesel, de 3ans. Ils me reprennent la clio pour une bouchée de pain, le tout est qu'ils me la reprennent (non je ne ferai pas de collection d'épave!). Affaire à suivre, je ne peux relancer la banque que demain, le lundi c'est fermeture d'office (grrrrr, oui je sais je suis en congé moi aussi mais c'est pas pareil!)

Nous sommes chez nous, complètement installés. Je me sens un peu mieux depuis qu'il fait meilleur dehors et que j'ai commencé la piscine (comme quoi les vertues du sport ne sont peut être pas si imaginaires que ça). Chéri a aussi fait quelques efforts la semaine passée (comme en allant pas au foot) ce qui m'a fait bien plaisir. Bon il se rattrape cette semaine avec 2 entrainements et un match, mais bon c'est un homme, on ne peut pas complètement lui en vouloir (ah la génétique!!!). J'espère qu'entre nous l'ambiance ne va pas se redéteriorer (nous sommes les pros des engueulades)j'espère aussi qu'il n'a pas oublié que mes yeux restent tournés vers les montagnes.

Je remonte 5 jours en fin de mois, bon elle a réussi à m'em***der jusqu'au bout en me mettant du soir le jour de mes vacances et du matin à mon retour. Je vais tenter de négocier ça cette semaine, au moins de changer mon soir en matin. Je devrais monter avec ma nouvelle voiture trop belle, trop rapide et trop "directionnée assistée" (sans commentaire, ceux quis e moquent sont ceux qui n'ont jamais tenté de se garer avec ma voiture), donc si la banque se bouge les fesses (oui je suis polie par moment) et si ma "super chef" comprend le sens du mot congés sereins, peut être que je serais en mesure de monter dans MA belle voiture, qui roule et qui tourne pas seule (et même qui a un radar de recul et la clim et et et......)!

Le boulot est toujours assez hard, pas d'autre réa à faire, je n'en souhaite pas. Ma mise en stage est pour dans une quinzaine de jours, je dois aller revoir la médecine du travail (on a que ça à faire), j'ai droit à une radio du dos gratuite et une séro de l'hépatite C (et une NFS je crois, limite je lui demanderait un check-up tent qu'à faire non?). J'ai eu mon appréciation qui est positive (vous croyez quoi non mais?), j'apprends des tas de choses tous les jours (encore et encore) et j'ai de sacrés fous rires avec mon roulement. Nous nous sommes tous retrouvés un soir pour un petit resto, ambiance bien sympa, je fais partie d'une équipê et ça me fait assez...... bizarre. Les hémocultures, les PCA, les transfusions sont du domaine du courant, les fins de vie aussi malheureusement!

Je crois que je peux dire que je suis assez heureuse ces jours ci, je commence à faire des trucs pour moi, internet m'aide à être moins isolée. Je sais qu'un jour je remonterai là haut, mais en attendant ma vie ici est soudain plus agréable. Et puis, tout doucement, les projets reprennent le dessus. Je vais bien.

Sinon je vous ai dit qu'il fait beau......... ;)

Posté par lacontaminee à 16:18 - Mots à mots - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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Un témoignage parmis tant d'autres, je fais suivre, cela me parait important!

Le  témoignage d'une infirmière:
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    'Je  suis assez catastrophée en ce moment, car dans aucun média,  aucune presse, même dans les discours de nos chers  politiques, personne ne parle de ce qui se passe du côté de  l'hôpital public... Et pourtant, moi qui le vis de  l'intérieur, je vous garantis qu'il y a de quoi sauter au  plafond (peut-être autant que les fautes d'orthographe dans  ce mail, je m'en  excuse...!).
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    Tout  ce qui va suivre est un peu compliqué, peut-être, mais  nécessaire pour vous expliquer ce qui se passe sur le  terrain.
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    Je  suis infirmière dans un service de Médecine adulte (Médecine  interne et thérapeutique, pavillon 5, hôpital Bellevue à  St-Etienne) avec une capacité d'accueil de 21 patients, dont  95% est muté directement des urgences. Autrement dit, la  plupart ne sont pas encore très stabilisés sur le plan  médical et ont donc besoin d'une surveillance étroite et  efficace de la part des infirmiers et aide-soignants. Les  femmes de ménage (ASH) ont elles aussi un rôle important,  car au détour d'un couloir ou pendant qu'elles nettoient une  chambre, elles peuvent être les premiers signaux d'alarme  d'un patient en détresse. Sans parler de leur travail  primordial pour assurer l'hygiène des services, rôle majeur  dans la lutte des infections  nosocomiales.
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    Nos  équipes s'organisent ainsi : (les équipes de jour et de nuit  sont indépendantes, je ne travaille que le jour  matin-soir)
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    2  infirmières + 2 aide-soignantes + 1 ASH le  matin
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    2  infirmières + 2 aide-soignantes + 1 ASH le  soir
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    1  infirmière + 1 aide-soignante la  nuit
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    Ceci  est ce qu'on appelle le service minimum, autrement dit,  c'est le minimum réglementaire pour assurer la sécurité des  patients. Or il faut savoir que nous n'avons jamais de  personnel en plus et que la tendance actuelle est de nous  faire tourner en sous-effectif de manière presque  systématique les soirs et les week-end, soit un seul  infirmier pour 21 patients.
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    Depuis  2 mois, une de mes collègues infirmières a démissionné et  n'est pas remplacée, une autre est en arrêt de travail qui  risque d'être prolongé et n'est pas non plus  remplacée. Nous ne sommes donc plus que 6 infirmiers au lieu  de 8 à assurer un roulement sur 4 semaines, jours de  semaine, week-end et fériés compris. Alors nous effectuons 1  puis 2 puis 3 week-end supplémentaires (nous en travaillons  déjà 2 sur 4 habituellement) et ainsi de suite pour que le  service tourne, avec des jours de repos qui sautent et des  alternances de rythme incessantes. Si bien qu' il devient  impossible de prévoir quoi que ce soit en dehors de la vie  au CHU, sous peine de devoir annuler au dernier moment pour  cause : boulot!
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    Samedi  dernier, une autre collègue s'est arrêtée  et, étant la seule infirmière du soir, il n'y avait donc  personne pour prendre la relève du matin... C'est un  infirmier des urgences qui a été détaché de son service pour  venir dans le nôtre, qui a assuré les soins de nos 21  patients, alors qu'il ne les connaissait pas, et qui a dû  faire face en plus à une situation d'urgence vitale de l'un  d'eux...
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    Une  des ASH est arrêtée depuis 1 an en étant remplacée de  manière très ponctuelle, obligeant les 3 ASH restantes du  service à se partager un roulement sur 4 semaines, jours de  semaine, week-end et fériés compris. Leur tâche est de  nettoyer à elles seules, tous les jours, la totalité des 16  chambres du service de fond en comble (vitres, mobilier,  murs, WC), les bureaux médicaux, les pièces de vie (office,  douche, WC, couloirs), la salle de  soins...
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    Il  faut savoir que le CHU de St-Etienne est en pleine  réorganisation, puisqu'un gros complexe est en fin de  construction à l'hôpital Nord, promettant parait-il des  technologies de pointe, des locaux modernes et surtout des  soins efficaces et de  qualité...
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    Alors  expliquez-moi comment être à la hauteur de ces exigences  quand le personnel est déjà largement en sous-effectif?  L'hôpital refuse d'embaucher, car déficit budgétaire, mais  préfère faire appel à l'intérim, qui coûte plus cher que des  contractuels...
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    Hier,  j'étais normalement en 'repos' et j'ai passé une bonne  partie de ma journée à démarcher la Médecine du Travail, les  syndicats et à parler avec notre chef de service, pour  essayer de trouver des solutions pour que notre direction  nous entende...
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    Nous  sommes par chance soutenus par notre chef de service, qui  connaît la valeur de notre travail et sait que nous ne  protestons pas pour rien. Il nous connaît suffisamment pour  lui même remuer ciel et terre pour qu'on s'occupe du sort  des soignants à l'hôpital. Il nous soutient par ce que  lui-même est très inquiet de la situation et voit notre  gouvernement asphyxier le service public hospitalier, or lui  a choisi de travailler au CHU par foi en ce service public  et dans le respect du serment d'  Hippocrate.
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    Je  dors très mal et pour être honnête je pense au boulot  constamment. J'ai peur que le stress me fasse oublier un  soin, que la pression m' empêche de prendre le temps avec un  patient déprimé, que la fatigue me fasse faire un mauvais  calcul de dose, administrer un produit au mauvais patient...  J'ai peur que ce métier que j'aime me transforme en  assassin, involontaireme nt, par ce qu'on aura laissé la  situation se dégrader. Parce que nous sommes tous  responsables : je suis l'infirmière d'aujourd'hui mais nous  sommes tous les patients de demain. VOUS pouvez être au bout  de ma seringue, ou votre mari, votre enfant, votre  proche.
> > > 
    Je  vis l'insécurité dans mon travail, alors que je le maîtrise  pourtant. Mais je suis humaine avant  tout.
> > >     Vous  serez ceux qui pâtirez du manque de soignants dans les  services : je n'aurai pas pu prendre le temps de vous donner  des nouvelles du patient que vous aimez, je n'aurai pas pu  gérer 2 situations d'urgence à la fois... Faut-il attendre  qu'il y ait des morts pour réagir et prendre conscience de  ce qui se passe dans les  hôpitaux???

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23 février 2009

Parce que devant ses yeux ouverts mes jambes étaient en coton

Je ne sais pas si c'est de poster cette note sur mon premier décès dans le service qui m'a porté la poisse mais voilà, le jour tant redouté est arrivé, affronter le (re)premier décès, seule cette fois, et non attendu (c'est horrible de dire ça, "non attendu"!)...

Première pensée : NON, VOUS N'AVEZ PAS LE DROIT DE FAIRE CA, LA , MAINTENANT!
Suivie de suite par "merde, si, il le fait, au secours maman, je fais quoi, aidez moi" (tout cela de moi à moi, c'est évident!)

Me voilà avec mes petits bras à tirer un drap bien râpé par les lavages, de toutes mes forces et mes tripes, sans que je ne puisse le faire bouger d'un milimètre. Le but étant de mettre mon patient au sol, ce n'était pas gagné. Dans le même temps j'ai appelé hurlé qu'on vienne m'aider de suite en évitant soigneusement de gueuler "appelez la réa" (histoire de ne pas finir d'abattre sa femme derrière la porte). Une collègue, suivie d'une autre puis de 2 autres m'ont rejoint sans trop savoir où ils mettaient les pieds (et à mon avis si ils s'en étaient doutés ils auraient fuit en courant au fin fond du service). Et effectivement, à plusieurs bras, tout de suite, ça va beaucoup mieux.

Pour la première fois de ma vie j'ai attrapé un masque et je l'ai posé sur le visage d'un être humain qui ne respirait plus. Son regard fixe, aréactif a attrapé le mien, l"un bloqué dans l'autre en cherchant un signe de vie, un battement de cil, un regard rassurant. Je me suis heurtée à un globe occulaire fixe, sans aucune expression.
Je survolais le moment présent. Je voyais ma collègue masser la poitrine, je me voyais lui insufler de l'air, j'entendais vaguement l'alarme du saturomètre que personne n'a eu l'envie de stopper.
J'ai vu l'équipe de REA puis du SMUR entrer, j'ai entendu leurs questions, j'ai peiné à répondre, ne sachant plus la pathologie exacte du patient, son âge (bon j'avoue je ne le connaissais que depuis la veille). Je pensais à sa femme, qui nous attendais, là dehors, sachant surement la fin de l'histoire bien avant nous.

C'est con idiot mais j'y croyais, je croyais qu'il allait respirer, que son coeur allait repartir, que ce joli tracé allait s'apaiser. J'ai du regarder trop de films ces dernières années, ça marchait pourtant à la télé. Là, soudain, il reprenait des couleurs, il battait des paupières et demandait où il était. Dans les films ça marchait... Dans les films.

Son visage était bleu, ses yeux ouverts, mes jambes comme du coton. Le médecin du SMUR nous a fait stopper tout geste, le massage a été stoppé, j'ai gonflé le ballon encore une fois, puis une autre, puis... on m'a fait stopper. Geste inutile au fond, juste rassurant pour moi. J'ai ravalé mes larmes, j'ai posé le ballon, son regard n'avait pas changé. J'ai eu peur d'affronter sa femme, c'est puérile, idiot. Je suis restée dans la chambre pour remonter le corps dans le lit, ranger un peu autour puis je suis sortie dans le couloir, agarde. Avec cette impression de sortir d'un mauvais rêve, de ne pas trop oser y croire.

Le service lui a continué de vivre, les 7 autres patients, eux, attendaient mon passage. Sans savoir que dans l'une des chambres, si proche d'eux, le pire était arrivé. Ce qu'ils redoutent tous. Il a fallu passer dans ces autres chambres, donner les traitements, esquisser un semblant de sourire. Aucun ou presque n'aura été dupe. Ils savent, ne disent rien mais leurs regards vous font comprendre que ce soir, pour la plupart, ils ne vous demanderont rien. Ils attendront demain matin, c'est vous aussi.

Dans l'avant dernière chambre, la dernière au final de mon tour ce soir là, un patient me fait signe de m'approcher. Avec un regard, un de ces regards qu'aucun mot ne peut décrire, il m'a tendu 2 carambars (désolée pour la pub), "pour que la soirée soit un tout petit peu plus douce". Ils ne sont pas dupes, seul un mur le séparait de LA chambre, des pas précipités dans le couloir, des têtes inconnues (le SMUR), nos visages fermés, des appels... Puis le silence, trop de silence. Ils savent.

Et là, dans le couloir, sa femme, silencieuse, trop silencieuse. Elle ne sait plus trop que faire, où aller. Elle attend qu'on le lui dise. Comprend sans comprendre, elle savait, avait compris quand elle nous a donné l'alerte. Elle est repartie seule, malgrès qu'on lui ai proposé d'appeler de la famille, elle est repartie après avoir parlé à son mari, encore une fois.

Garde de merde, il n'y a pas d'autre mot.
Je déteste mon boulot ces jours là.

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19 février 2009

Le premier

Parce que dans un service tel que celui où je travaille c’était inévitable à un moment ou un autre mais qu’on espère toujours ce moment à plus tard… J’ai connu mon premier décès en tant qu’infirmière, encore doublée alors. Un monsieur là depuis plusieurs longues semaines, là pour mourir, en palliatif dans notre jargon. Un monsieur de quatre vingt ans environ, et sa famille, tous les après midi présente à ses côtés. Un monsieur qui nécessitait pas mal de temps de prise en charge, sous oxygène, porteur d’une voie centrale, sondé, dépendant totalement de nos passages. Un monsieur qui m’impressionnait à mon arrivée et que j’ai appris à prendre en charge en délaissant mon appréhension, avec qui, malgré tout ce qu’on nous apprend, un lien indispensable s’était créé pour qu’il accepte la prise en charge.

Peu à peu, au fil des jours on l’a vu s’enfoncer, l’oxygène a été augmenté, le masque à haute concentration mis en place. Sa diurèse s’est cassée, la fin était imminente.

La veille il s’est subitement éveillé, nous a parlé, a répondu à sa femme, ses enfants. Il a réclamé à manger, a pris ses traitements.

Le lendemain lors de la relève nous apprenions que son état s’était aggravé dans la nuit. L’interne de garde était attendu de pied ferme. Le patient désaturait, s’enfonçait. L’interne est passé, rien n’a trop changé. Sur son dossier est noté à l’attention des soignants, « ne pas réanimer ».

La matinée a commencé, le tour de 8 heures avec. Ma collègue qui me doublait, garde un œil sur ce patient. Elle va avec l’aide soignant du secteur pour faire la toilette du patient en question. J’avance dans les chambres, la sienne est la dernière. Je n’y arriverai jamais. Durant sa toilette sa saturation a chuté sans jamais remonter puis tout s’est arrêté.

S’en suit une série de coups de téléphone, médecin, famille, morgue. S’en suit également un fatras de paperasserie administrative qui m’a dépassée.

Dernier passage dans la chambre, pour apposer une ultime feuille d’identification du patient. C’est la boule au ventre que j’y vais, juste poser cette feuille et dire au-revoir.

A partir de là je sais que ce n’est que le premier d’une certaine liste. Aujourd’hui, seule à gérer mon secteur, j’ai une vague idée de qui va suivre ce premier nom. Je me rends compte du dramatique de ces situations mais aussi de la distance que j’ai pris avec.

En un mois, pas mal de changements. Je ne me sens plus élève du tout, je commence à prendre un rythme, mon attitude envers patients et médecins a changé. Les regards changent aussi,  plus assurés et plus francs, plus expressifs.

Je me découvre au travail, j’en sors parfois désabusée, énervée. Mais j’espère tenir pour voir jusqu’où je peux aller. Reste le problème des grands chefs, qui eux, me feront toujours enrager intérieurement !

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